Posté le 19.01.2008 par astrometeo76
Mélina, 14 ans, Schoelcher, Martinique
Quelle est l'origine des taches sombres que l'on peut observer sur la Lune?
Salut Mélina,
La Lune, au début de son existence, était encore active. Des volcans crachaient des tonnes de lave. Cette lave coulait en remplissant d'immenses régions et les aplanissait. Ces régions étaient elles aussi criblées de météorites créant des cratères. Elles ont donc été remplies de lave et aplanies. Ce sont ces régions plates et inertes maintenant qui nous paraissent sombres et que les anciens ont pris pour des ... mers.
Laetitia, 13 ans, Grosbliederstroff, France
Quel est le nom de “trois quarts” de Lune?
Bonjour Laetitia,
Plutôt que de répondre simplement à ta question, nous allons faire le tour d'un cycle lunaire et récapituler ainsi les phases de la Lune.
Quand la Lune n'a pas sa face éclairée visible depuis la Terre, c'est la Nouvelle Lune.
Puis la Lune commence à arborer un fin croissant qui va se faire de plus en plus gros. Lorsque ce croissant a grandi et remplit la moitié de la Lune, c'est le Premier Quartier.
La Lune continue à grossir, on dit qu'elle est gibbeuse. (la réponse à ta question)
Lorsqu'elle est complètement ronde, c'est la Pleine Lune.
Puis la Lune perd de sa rondeur, elle est de nouveau gibbeuse, jusqu'à arriver à une forme de demi-lune : c'est le Dernier Quartier.
Elle redevient ensuite un croissant de plus en plus fin qui va disparaître au moment de la Nouvelle Lune.
Et ainsi de suite tous les 29,5 jours ...
N'hésite pas à observer la Lune tous les jours où tu le peux et tu pourras ainsi noter ces changements.
Vincent, 8 ans, Le Havre, France
Comment peut-on reconnaître si c’est le premier ou le dernier croissant de Lune?
Bonjour Vincent,
Pour nous Terriens, la Lune comporte quatre phases: la Nouvelle Lune (NL), le premier quartier (PQ), la Pleine Lune (PL) et le dernier quartier (DQ). Lorsque c'est la Nouvelle Lune, celle-ci se trouve entre le Soleil et la Terre et est donc éclairée "par derrière"; la partie qui nous fait face se trouve donc dans l'ombre et nous ne la voyons pas.
Ensuite, au fil des jours, la Lune semble s'écarter du Soleil par la gauche. Sa partie droite est donc éclairée et lorsque la moitié de son disque est lumineux, la Lune est dans son premier quartier ou premier croissant.
Elle passe ensuite par la phase de Pleine Lune lorsque le Soleil l'éclaire de face, puis décroît et sa position se rapproche de celle du Soleil, cette fois par la droite. Lorsque la partie gauche est à son tour éclairée, c'est le dernier quartier.
Petit truc: il suffit de comparer l'aspect de la Lune avec les lettres minuscules p (premier) et d (dernier).
Attention, pour les habitants de l'hémisphère sud, comme l'Australie par exemple, le Soleil et la Lune sont vus à l'envers puisqu'ils ont "la tête en bas", donc tout est inversé !
Voilà, j'espère avoir répondu à ta question.
Amicalement,
Mélina, 9 ans, Thionville, France
Combien de fois la Lune fait-elle le tour de la Terre?
Bonjour Mélina,
La Lune met 27 jours, 7 heures et 43 minutes à tourner autour de la Terre. Par un curieux hasard, elle met le même temps à tourner sur elle-même. Ce phénomène qu'on appelle rotation synchrone,fait en sorte qu'on observe toujours la même surface de la Lune. A l'oeil nu, on peut distinguer facilement des régions claires et des régions sombres. Les astronomes anciens, pensaient que les premières étaient des continents et les secondes des mers. Ces dernières furent nommées: Mer de la Tranquillité, Océan des tempêtes, Mer du Nectar etc. Quand aux régions claires, ce sont de vastes plaines sombres formées il y a plusieurs milliards d'années par l'écoulement de la lave des volcans. La plupart sont entourées par de hautes chaînes de montagnes dont les monts Apennins
(ftp://ftp.quebectel.com/astroccd/diom/lune/lune-apennins.jpg)
qui peuvent atteindre 5000 mètres de hauteur et 600 kilomètres de longueur.
En terminant, as-tu déjà observé le bonhomme qui scie du bois sur la Lune?
Bonne journée!
Posté le 19.01.2008 par astrometeo76
La sonde Messenger est désormais en plein travail. Dans la nuit du 14 au 15 janvier, elle doit survoler Mercure et prendre plus de 1200 images d’un hémisphère qui n’a jamais pu être photographié de près. En effet, Mariner 10, seul engin à avoir visité Mercure à trois reprises entre 1974 et 1975, n’avait exploré que la même partie, alors éclairée par le Soleil.
Le 13 janvier, les caméras de Messenger ont révélé quelques détails à la surface de Mercure. La sonde était encore à plus de 700 000 km et pouvait « voir » l’hémisphère connu de la planète. Quelques formations topographiques sont déjà identifiables, comme le montre notre photo légendée.
Les images des régions inexplorées ne seront envoyées vers la Terre que 22 h après le survol qui débute à 20 h 04 lundi soir.
Philippe Henarejos
Le 14 janvier 2008, 18 h CIEL ET ESPACE
Posté le 19.01.2008 par astrometeo76
Pas de collision entre Mars et l'astéroïde 2007 WD5
L’astéroïde de 50 m de diamètre 2007 WD5 ne percutera pas la planète Mars le 30 janvier. Peu après sa découverte, en novembre dernier, les astronomes avaient considéré qu’il existait un risque sérieux pour qu’une telle rencontre ait lieu (une chance sur 75). Mais les dernières observations menées entre le 5 et le 8 janvier par quatre observatoires différents ont permis de préciser la trajectoire de l’objet et d’écarter toute probabilité de collision.
Formellement, les chances d’impact sont subitement passées de une sur 40 (le 9 janvier) à une sur 10 000 (le 10 janvier). Ce qui signifie que 2007 WD5 ne s’approchera pas à moins de 4000 km de Mars, ce 30 janvier.
Philippe Henarejos
Le 10 janvier 2008
Posté le 01.01.2008 par astrometeo76
Bonne et heureuse Année 2008
Posté le 01.01.2008 par astrometeo76
La planète Mars connaîtra-t-elle un impact d’astéroïde le 30 janvier prochain ? Ce n’est pas impossible, si on en croit les chercheurs du Near Earth Object Programme Office de la Nasa, chargé du suivi des astéroïdes. L’objet, d’un diamètre estimé à 50 m, se nomme 2007 WD5. Il a été découvert le 20 novembre par un télescope du programme de surveillance des astéroïdes Catalina Sky Survey, en Arizona. Comme à chaque découverte, d’autres télescopes ont immédiatement été mobilisés pour réaliser davantage d’observations, une condition nécessaire pour déterminer l’orbite de l’astéroïde.
D’après les calculs, le bolide aurait 1 chance sur 75 de heurter Mars. Une probabilité certes assez faible mais non nulle, due à l’incertitude qui demeure dans le calcul de l’orbite. Celle-ci est contenue dans une ellipse qui croise la trajectoire de Mars. Au fur et à mesure des observations effectuées, l’orbite sera précisée et la probabilité, affinée.
Si l’impact devait avoir lieu, il se produirait dans une zone d’environ 800 km de large, qui court du sud-ouest au nord-est, et traverse l’équateur martien à 30° de longitude ouest. L’astéroïde heurterait Mars à 13,5 km/s. Le résultat serait un cratère d’environ 1 km, ainsi qu’un fort dégagement de poussière. Dans ce cas, les robots américains Spirit et Opportunity, actuellement sur la planète rouge, seront mobilisés pour observer le phénomène, a annoncé leur responsable Steve Squyres. Mais il est très improbable qu’ils puissent voir l’astéroïde fondre sur Mars.
Posté le 02.12.2007 par astrometeo76
Actualités
Actualités Décembre 2007
Grâce à la sonde Venus Express de l’ESA, nous en savons désormais bien davantage sur Vénus. Les chercheurs sont pour la première fois en mesure d’étudier cette planète, des couches supérieures de son atmosphère quasiment jusqu’à sa surface. Ils nous ont ainsi révélé que Vénus était une planète surprenante qui pourrait avoir bien plus ressemblé à la Terre en d’autres temps.
Pendant des siècles, Vénus est restée un mystère. Bien qu’étant la planète la plus proche de la Terre, elle est extrêmement difficile à étudier car elle est en permanence recouverte de nuages qui en masquent la surface.
« C’est vraiment surprenant de voir combien Vénus ressemble peu à la Terre aujourd’hui » constate Fred Taylor, un chercheur interdisciplinaire de l’Université d’Oxford (Royaume Uni) qui a collaboré au projet Venus Express. Notre voisine a approximativement la même masse que la Terre, mais c’est une planète infernale . A sa surface les températures en surface dépassent 400°C et la pression est de plusieurs centaines de fois supérieure à celle sur Terre.
Pour comprendre Vénus, son atmosphère constitue sans aucun doute une clé utile. Celle-ci, bien plus épaisse que celle de la Terre, intercepte la plupart de l’énergie solaire avant qu’elle n’atteigne la surface. C’est là que Venus Express entre en jeu.
La mission s’intéresse à différents domaines d’étude mais la dynamique de l’atmosphère vénusienne s’est vite imposée comme primordiale. Venus Express a révélé la structure de l’atmosphère vénusienne et ses mouvements, des couches externes à celles proches de la surface. Un deuxième domaine d’étude relèbve de la composition de l’atmosphère vénusienne et de sa chimie. Venus Express a élaboré des profils de la composition de l’atmosphère qui entoure la planète. Un troisième domaine d’étude aborde les processus au travers desquels l’atmosphère de Vénus s’échappe dans l’espace.
Si elle a permis de faire des pas de géant dans la compréhension de ces phénomènes, Venus Express n’a pas levé le voile sur tous les mystères. L’une des interrogations qui tenaillent encore les chercheurs est de savoir si les nombreux volcans vénusiens sont encore actifs. « La contribution énergétique des volcans à l’atmosphère pourrait être considérable. L’ignorer est une lacune énorme pour la connaissance du climat », explique F. Taylor.
Venus Express a maintenant accompli sa mission nominale, qui était d’observer la planète pendant deux jours vénusiens, soit quelque 500 jours terrestres.
« Nous avons déjà fait de gros progrès sur le plan scientifique. Grâce aux instruments de pointe embarqués par la sonde, nous disposons de données d’un niveau de détail bien supérieur et la sonde est encore en très bon état » explique Håkan Svedhem, responsable scientifique de la mission Venus Express à l’ESA.
Venus Express va maintenant entamer une nouvelle phase de sa mission et observer la planète pendant deux jours vénusiens supplémentaires.
Si l’on a pensé à une époque que Vénus ressemblait à la Terre puis, plus récemment, qu’elle en était aux antipodes, la situation semble se retourner une fois de plus. Grâce à Venus Express en effet, Fred Taylor parle aujourd’hui de Vénus et de la Terre comme de jumelles, des jumelles qui auraient été séparées à la naissance !
Observez les étoiles filantes des géminides autour du 14 décembre
Les étoiles filantes ou météores : c'est un corps solide qui traverse l'atmosphère terrestre, tout en en créant un phénomène lumineux. Certains d'entre eux apparaissent en un même point de la voûte céleste : le radiant. Ils constituent un essaims d'étoiles filantes. Exemple les Perseides, en août, constellation de Persée
UNE COMETE POUR NOËL la comète 8P/TUTTLE
en chemin elle promet de belles rencontres avec les objets du ciel profond
LES COMETES, ETOILES FILANTES
Les comètes : ce sont des blocs de neige poussiéreux qui se déplace dans le système solaire. A l'approche du Soleil, le noyau se met à fondre, éjectant ainsi une atmosphère passagère de gaz et de poussières, ressemblant à une chevelure diffuse. Elle s'étire toujours en direction opposée au Soleil formant une queue voir deux, s'étirant sur plusieurs millions de kilomètres.
Certaines ne passent qu'une fois, elles possèdent une orbite parabolique ou hyperbolique, d'autres peuvent venir nous voir plus souvent, elles sont dites périodiques (orbite elliptique). Exemple : la comète de Halley ( passé en 1986, tous les 76,03 ans).
La comète surprise de cet automne n’en finit pas d’étonner son monde. De plus en plus d’observateurs font état de la présence de jets de matière et de rayons se développant à partir du noyau. Ce sont probablement ces jets qui sont responsables du fantastique accroissement qu’a connu la chevelure de la comète depuis le 23 octobre 2007.
Qui n'a pas une nuit levé les yeux vers la voûte céleste pour contempler les myriades d'étoiles qui nous entourent"
L'Astronomie est une belle science qui est pratiquée par de nombreux amateurs et qui ne demande pas de grandes compétences en mathématiques.
Où, quand et comment observer ?
Vous pouvez observer le ciel depuis n'importe quel lieu, bien entendu certains sites sont plus propices à l'observation que d'autre. Préférez la campagne à la ville ( le mieux étant la montagne ), si vous êtes en ville vous serez défavorisé, mais vous pourrez tout de même faire des observations.
Pour une bonne observation il vous faut absolument vous éloigner de toute source de lumière ( un seul lampadaire vous cache des multitudes d'étoiles), choisir un site bien dégagé et si possible vers le sud ( le Nord est la pire des orientations.
Enfin attendez un bon quart d'heure dans l'obscurité afin que les pupilles de vos yeux se dilatent au maximum ce qui vous permettra de voir un maximum de détails dans le ciel étoilé.
Quand observer ? :
Hormis quelques nuits autours de la pleine lune, l'observation du ciel est possible toutes les nuits. Bien sur certaines nuits offrent de meilleure conditions que d'autres, les nuits d'été sont les plus agréables mais ce sont les plus courte et la chaleur accumulée la journée provoque des turbulence le soir ce qui gène les observations basse sur l'horizon. D'une manière générale les meilleure nuits sont celles d'hiver qui permettent d'avoir un ciel bien sombre, sans turbulences et longues. Bien entendu ce sont aussi les plus froides et si vous utilisez un instrument, il vous faudra le sortir a l'avance afin qu'il soit a la même température que celle extérieure.
Posté le 11.11.2007 par astrometeo76
Photo faite par Maxime et Son père (Philippe)
avec le télescope Meade
étude de l'astronomie et la météorologie
Posté le 11.11.2007 par astrometeo76
Personne n’aurait parié sur 17P/Holmes. Cette comète, distante de plus de 240 millions de kilomètres, est brusquement devenue visible à l’œil nu le 24 octobre. Or les prévisions officielles l’annonçaient à cette date 1 millions de fois moins brillante (magnitude 16,9) ! Le premier à donner l’alerte a été Juan Antonio Henriquez-Santana, un astronome amateur espagnol. Dans les heures qui suivent, Bob King, dans l’Arizona, observe la comète à la magnitude 7. Puis les Japonais prennent la relève. Seiichi Yoshida constate ainsi un éclat proche de la magnitude 3 !
Les observations effectuées la nuit suivante, notamment depuis l'observatoire du Pic du Midi, montrent que sa magnitude est passée à 2 ! Si bien qu'elle est visible même en plein Paris comme une étoile légèrement floue, malgré la brume et la présence de la Lune. Elle se situe actuellement non loin de Mirfak, l’étoile principale de la constellation de Persée.
Son sursaut de luminosité est vraisemblablement lié à une fragmentation du noyau en trois morceaux. D'après Francois Colas, de l'IMCEE, elle devrait conserver un éclat important dans les jours à venir. Dans le même temps, sa taille apparente augmente, et son éclat se "dilue" sur une plus grande surface de ciel.
Holmes passe près du zénith pour nos latitudes en milieu de nuit, la Lune est un peu gênante ces jours-ci, mais sa position circumpolaire la rend visible toute la nuit ! De plus, François Colas pronostique qu'elle sera toujours bien visible lors de la prochaine Nouvelle Lune (9 novembre). Surveillez son évolution jour après jour.
document ciel et espace
Posté le 06.07.2007 par astrometeo76
Astronomie loisir
la nuit des étoiles 10/11/12 Août 2007
L'Atmosphère
Atmosphère
Couche de gaz divers qui enveloppe une planète ou un satellite naturel. Sur Terre, l’atmosphère nous protège des rayons cosmiques, des rayons ultraviolets du Soleil, et bien sûr contient l’oxygène dont nous avons besoin pour respirer.
Son seul inconvénient pour les astronomes, c’est qu’elle dévie dans tous les sens les rayons lumineux en provenance des étoiles, un peu comme si nous regardions le ciel depuis le fond d’une piscine. Voilà pourquoi les étoiles semblent trembler en permanence, au gré des turbulences de l’atmosphère